J’ai la chance d’habiter à proximité et je vais souvent marcher sur les immenses plages de la Baie d’Audierne.
Enfant, j’ai joué sur ces plages parmi les blockhaus qui ont depuis bien longtemps perdu leur signification guerrière.
Aucun débarquement n’aura finalement lieu et c’était bien nous, les enfants qui par nos parties de cache-cache, gendarmes et voleurs, chevaliers et autres mousquetaires… apportions la guerre, les duels, les terribles combats !
Ce n’est pas le moindre des paradoxes.
Alors pourquoi Éphémère ?
C’est leur vocation martiale qui fort heureusement s’est avérée éphémère.
Désormais apaisés, ils deviennent lentement des amers, étocs au milieu du sable, châteaux dérisoires, sculptures monstrueuses et (du moins à mes yeux) ils s’en retournent peu à peu à leur condition minérale et redeviennent enfin des rochers pour une nouvelle éternité.
En noir et blanc
Faute de savoir dessiner, j’use de mon appareil-photo comme d’un crayon, un fusain.
J’aime les contrastes, les noirs intenses où il y a pourtant tant à voir mais aussi les rais de lumière que révèlent les passages répétés de la mine de graphite.
Le comment
Horaire des marées en poche, une carte IGN, un carnet de notes, de bonnes chaussures et me voici en route.
La technique, parlons-en ou si peu.
Dans mon sac, deux appareils, trois ou quatre objectifs, un trépied lourd bien trop lourd, quelques menus accessoires.
Plus tard viendront des heures et des heures à m’user les yeux devant mon ordinateur. Sélectionner, retoucher imprimer.
Je pense avoir ainsi réussi à extraire quelques images dont je n’ai pas à rougir.
Je les offre à votre regard, vos commentaires.
Merci à Laurence et mes beaux garçons pour leur amour et leur indulgence pour ma passion photographique parfois obsessionnelle.
Merci également à Barbara, Sylvie et Michel (sans oublier une pensée émue pour Philippe) pour leur accompagnement amical, patient et bienveillant.
Enfin, merci à Nicéphore Niepce pour sa merveilleuse découverte en 1827, sans lequel ces images n’existeraient sans doute pas.
Et ce serait bien triste, non ?